The Legend of Zelda : Breath of the Wild

Très grand fan de Zelda depuis des années, j’attendais Breath of the Wild après le mitigé Skyward Sword avec beaucoup d’impatience pour pouvoir voyager une nouvelle fois en Hyrule. Et ce n’est pas Majora’s Mask 3D ou Wind Waker et Twilight Princess HD qui m’ont rendu plus patient.

Parler d’un jeu Zelda, c’est toujours quelque chose d’un peu compliqué. C’est s’attaquer à une série prestigieuse dont chaque jeu propose une très grande profondeur. Et pour ça, Breath of the Wild en est un digne représentant. Déjà niveau hype, je pense qu’on pouvait difficilement attendre plus ce Zelda qu’un autre.
On nous l’a teasé en 2011 avec aucune autre info que « le jeu est en développement », chouette… En 2014, (trois ans plus tard sans news donc), Aonuma nous présente un premier trailer où Link affronte un Gardien… et c’est tout ! Début 2015, le monsieur annonce que le jeu ne sortira finalement pas cette année. Et en 2016, le verdict final tombe : le jeu ne sera plus une exclu Wii U et sortira également sur Switch. Je pense qu’on est d’accord pour dire que sur l’échelle de la hype générée pré-sortie, ce Zelda est très bien classé.
Personnellement, les premiers trailers ne m’ont pas hypé plus que ça. Ce que j’aime lors d’une présentation, c’est du concret, mais pas seulement voir de (très) beaux paysages. Du coup, la première bande-annonce à me plaire fut celle de la présentation de la Switch en janvier 2017, soit 2 mois avant la sortie du jeu. Mais quoiqu’il en soit, Zelda reste Zelda et j’attendais ce jeu qui s’était fait attendre. 


Plage & mer d'Hyrule

Définition du dépaysement : être en mer et apercevoir un volcan.

Maintenant que j’ai fini le jeu, je peux enfin le dire : que j’aime ce jeu ! Bon sang que ça fait du bien de retrouver Link et tout cet univers ! Mais là, ça va encore plus loin. Bien que j’ai toujours beaucoup aimé les Zelda 3D, le fait que Breath of the Wild soit un open-world change carrément la donne. Hyrule n’est plus une carte découpée en zones mais bien un univers entier ! On va où l’on veut, on fait ce que l’on veut. Je ne compte plus les fois où je me suis dis qu’ »aujourd’hui, j’allais faire telle quête et aller à tel endroit… » avant de remarquer une colline sur laquelle je n’avais jamais mis les pieds. Et hop, on repart en exploration ! Jouer à Zelda, c’est pouvoir se dire qu’il est possible de (presque) tout faire et surtout, d’aller où l’on veut.
Les environnements sont fantastiques et le cycle jour-nuit offre de très beaux panoramas. Et c’est sans compter les nombreux vestiges de l’ancien Hyrule qui témoigne presque autant que les souvenirs de la catastrophe qui a touché ce monde.

Jamais je n’ai autant aimé jouer à un Zelda, tant cette sensation de me perdre en Hyrule n’a jamais été aussi jouissive. Et ce ne sont pas les musiques qui diront le contraire. Beaucoup plus discrètes qu’à l’accoutumée, elles ne font que renforcer un peu plus l’immersion déjà très bonne.


Village d'Elimith

Elimith, l’un des rares village n’ayant pas subi la colère de Ganon.

Aurais-je joué au Zelda parfait ? Pas vraiment. Car au-delà d’être un essai open-world réussi, le scénario ne représente pas le point fort du jeu. Non pas que l’histoire qu’il nous est racontée soit médiocre, mais plutôt que d’un point de vue de gameplay, ce n’est pas la quête principale qui restera gravée dans mon esprit. Pour Nintendo, proposer un Zelda open-world, où tout est théoriquement possible de faire et accessible était une façon de revenir aux sources de la série avec ce qui avait été proposé avec Zelda 1. Mais dans Breath of the Wild, cela se traduit par une difficulté qui n’évolue presque pas. Vous voulez sauver les Créatures Divines dans n’importe quel ordre ? C’est possible. Vous voulez aller régler son compte à Ganon une fois avoir quitté le Plateau du Prélude, allez-y ! Du coup, on ne peux pas vraiment parler de progression scénaristique puisque cela dépendra de notre façon de jouer.

On se retrouve donc avec 4 donjons principaux relativement courts et un boss de fin décevant pour peu que l’on ait joué le jeu jusqu’au bout : en effet, avoir sauvé les Créatures Divines permet d’affronter un Ganon avec la moitié de sa vie. Autre étrangeté, lors de la première phase du combat, ce dernier est une sorte d’araignée chelou qui reprend certaines attaques d’ennemis précédemment affrontés. Si le combat était difficile, ça aurait pu passer, mais ce n’est pas le cas.

Combat à cheval

À pied comme à cheval, les ennemis ne nous feront pas de cadeau.

J’en veux pour preuve que je suis arrivé devant Ganon sans avoir rien préparé : ni ma tenue ou mes armes n’étaient au point. C’est limite si en arrivant, j’entendais Link dire : « Bonjour, je viens pour tout défoncer. C’est bien ici ? » Vient alors la seconde phase qui ne ressemble à rien. Autant Ganon sous sa forme Bestiale impose, autant ce pseudo-combat ressemble plus à un tutoriel pour apprendre à utiliser l’arc lorsque nous sommes à cheval. Ganon ne nous attaque pas et cette phase ne présente aucune contrainte : pas de limite de temps ou de munitions, rien. Juste un gros cochon à achever pour une courte scène finale. Après avoir passé des dizaines d’heures à parcourir Hyrule de long en large à chercher nos souvenirs concernant Zelda (mention spéciale pour celui où Zelda essayé de faire manger une Grenouille à Link; le dernier trouvé avant d’aller affronter Ganon pour ma part), je dois bien avouer que je m’attendais à un final un peu plus difficile et prenant. Dommage.

Je n’ai pas l’habitude d’en parler, mais je vais aborder rapidement des graphismes. Dans l’ensemble, le jeu est assez joli. J’en parlais tout à l’heure, l’immersion est excellente. Et forcément, cela passe, entre autre, par des graphismes propres et des environnements variés. Après, ce n’est pas une claque technique (coucou les ennemis et autres arbres qui popent à vue d’oeil) et je n’ai aucune idée si la Wii U est capable de mieux pour un jeu de cette envergure. Mais en tout cas, je ne pense pas que BotW soit un exemple technique pour la Switch : ça reste un portage Wii U donc je ne me fais pas de soucis à ce niveau là.


Village en feu

Hyrule porte le fardeau d’un terrible combat…

Pour conclure, j’aimerais revenir sur deux notions que j’ai vu émerger lors de l’apparition des tests. Pour commencer, même si Breath of the Wild est une révolution pour la série Zelda, je pense qu’Ocarina of Time reste LA grosse claque technique de la franchise. En soi, avec BotW, Nintendo a créé un open-world, un genre populaire et assez répandu aujourd’hui. Le jeu est très bon mais se base sur une recette connue. Alors qu’avec OoT, Zelda est l’une des franchises qui ne s’est pas planté avec l’arrivée de la 3D. Et pour moi, cela représente un plus gros challenge.
Ensuite, je fais partie des joueurs ne comprenant pas les 20/20 qu’a obtenu le jeu. Clairement, vu les graphismes et le scénario, le jeu ne peut décemment avoir une aussi bonne note. Même si un test pro n’a soi-disant que pour vocation d’être un guide d’achat.

Enfin, pour finir sur mon impression générale, je suis aux anges d’avoir pu jouer à ce Zelda. Ce jeu est une tuerie tout simplement. Et osef qu’il ne soit pas parfait. Vu tout ce qu’il propose, je pense qu’on peut largement lui pardonner ces quelques imperfections et se dire que le tir sera rectifié dans un futur jeu. Après tout, il reste une petite merveille. J’ai d’ailleurs de nombreuses choses à faire encore dont la quête des sanctuaires à terminer. Et je pense qu’il n’est pas pertinent de le comparer aux autres jeux de la série, tant la direction prise par ce dernier est inédite. Mais comme nous devrions avoir d’autres Zelda open-world dans le futur, il sera plus aisé de le comparer à un autre jeu du même acabit et sur la même console. Mais d’ici là, j’ai encore de quoi faire dans cet Hyrule dévasté !

Peinture Hyrule

Breath of the Wild ou l’Aventure avec un grand A !

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