Splatoon 2 : retour à Chromapolis

Avec plus de 400 heures au compteur, j’ai adoré Splatoon. Il est donc naturel pour moi d’attendre au tournant cette suite qui s’annonce encore meilleure !

J’ai attendu Splatoon 2. Non pas qu’une suite se faisait désirer (le 1 étant encore relativement jeune et tient très bien la route), mais parce qu’à chaque coup de com, je ressentais l’envie de Nintendo de repartir sur les bases qui ont fondées le premier épisode en améliorant la formule.


On reprend les mêmes et on recommence

Calamar - Super Saut

Splatoon 2 est plus beau et fluide que jamais !

Nous nous retrouvons donc encore une fois à Chromapolis, dans un quartier différent. Très vite, nous retrouvons nos marques. Cet univers coloré n’a pas pris une ride, bien au contraire. Si graphiquement nous restons dans ce dont Nintendo nous avait habitué avec Splatoon premier du nom, l’ensemble paraît plus détaillé, plus riche. Même remarque pour l’encre qui semble « plus vraie » qu’auparavant. Et que ce soit sur notre écran ou celui de la Switch, c’est un bonheur à regarder. Idem pour l’ambiance musicale qui reste toujours aussi sympathique.
Quant à la maniabilité, si jouer directement avec les Joy-Con attachés sur la console ou via le Grip est sympathique, la palme revient sans conteste au Pro Controller. Ce dernier propose, comme sur d’autres jeux (Zelda ou Mario Kart 8 pour ne pas les citer), une maniabilité optimale. Et surtout, cela fait beaucoup de bien d’avoir une manette petite et légère entre les mains après avoir connu le GamePad. Si l’ensemble des contrôles sont identiques au premier volet, notons cependant que la carte s’affiche maintenant sur l’écran via le bouton X qui permettait précédemment de sauter. Cette dernière action se faisant via le bouton B, un petit temps d’adaptation est requis.


Mode Solo au Sniper

Chaque arme a sa spécificité dans le mode solo.

Inkling-Octariens – Round 2

Continuons avec le mode solo. Dans l’ensemble, nous nous retrouvons avec le même principe de niveaux cachés, à découvrir dans 5 zones distinctes (mention spéciale à la dernière et ses plate-formes mouvantes). Reste ensuite à affronter le boss de fin. Sans spoiler, même s’il n’est pas très inspiré, il reste accès sur le fan service et est donc diablement efficace (surtout pour nos oreilles).
Fort heureusement, tout n’est pas identique au premier épisode puisqu’il est désormais possible de jouer avec pas moins de neuf armes différentes que nous débloquons au cours de notre aventure, de quoi varier les plaisirs. Mieux, il est possible d’améliorer chaque arme (puissance d’attaque, temps de charge, etc.) mais surtout de débloquer ces dernières pour les matchs en ligne, à condition néanmoins de finir l’intégralité des niveaux avec l’arme en question. Comptez donc environ 3h pour terminer le mode sans vous pré-occuper des détails et des objets à collectionner en cours de route.


Un mode online toujours aussi fun et addictif

Défense de Zone

Redécouvrez les matchs pro grâce aux nouvelles maps.

Mais n’oublions pas que Splatoon, c’est avant tout une expérience multijoueur en ligne. Nous retrouvons donc les fameuses guerres de territoires ainsi que les matchs pro.
La première nouveauté que l’on remarque est la fréquence des rotations des terrains et modes. Désormais, tout change toutes les deux heures. Voilà qui permettra de varier plus souvent les plaisirs. Si les guerres de territoire n’ont pas bougé d’un iota, les matchs pro, eux, ont connu quelques modifications des plus sympathiques.
Premièrement, chaque match pro (Bazookarpe, Défense de Zone et Expédition Risquée) possède son propre rang. Saluons cet ajout qui permet un meilleur équilibrage entre les joueurs. Il aurait été néanmoins sympathique d’avoir droit à un nouveau type de match pro histoire d’apporter un peu d’encre neuve. Ensuite, nous avons la possibilité de gagner plusieurs rangs à la fois si nous avons été relativement bon au cours des dernières parties. Utile si vous êtes un vétéran et que vous ne voulez pas passer votre temps dans les rangs les plus bas. De plus, chaque match pro a connu un petit changement. Le tir du Bazookarpe ne tire plus des tornades mais des balles de peintures qui explosent à retardement, la plate-forme en Expédition Risquée s’arrête en route pendant quelques secondes et il est possible de voir la proportion de surface repeinte en Défense de Zone. Et enfin, en perdant un match, nous ne perdons plus de points. Seulement, au fur et à mesure que nous accumulons les défaites, des fissures apparaissent. Au bout de plusieurs échecs, notre jauge de rang se casse et un certain nombre de points s’envolent. Heureusement, à partir du rang C+, une ligne apparaît et permet de temporiser notre perte si celle-ci a été au préalable atteinte.

Splatfest - Chromapolis

C’est reparti pour 2 ans de Splatfest !

S’il est toujours possible de rejoindre des amis en guerre de territoire, cela n’est plus possible concernant les matchs pro. Ce qui nous amène à parler d’un nouveau mode : les matchs de ligue. Leur principe consiste à faire des matchs en équipe de deux ou quatre joueurs. Sachant qu’à la fin de chaque match, un classement apparaîtra montrant ainsi les performances de son équipe. Et histoire de se différencier complètement des matchs pro solo, notre rang ne peut ni augmenter, ni descendre. Pourquoi une telle mise à l’écart ? Probablement pour éviter les dérives du passé et ainsi éviter de tomber sur des joueurs en S lorsque nous sommes en B.

SplatNet 2

Suivez vos performances grâce à SplatNet 2 sur votre téléphone.

Heureusement, Nintendo a pensé à intégrer un chat vocal au jeu (enfin diront certains). Seulement, ce dernier fonctionne avec l’application smartphone de Nintendo (téléchargeable gratuitement). De plus, oubliez son utilisation lors des guerres de territoire si vous avez rejoint un ami ou pendant les matchs de ligue : ce dernier est utilisable uniquement pendant des parties privées, avec des amis. A ce compte, autant se tourner vers des alternatives bien plus flexibles et efficaces sur Internet (Skype ou Discord en tête).

Pour continuer sur l’application smartphone, cette dernière permet aussi de voir un nombre incroyable d’informations sur le jeu et nos résultats via SplatNet 2. Résultats de nos 50 derniers matchs, prochains terrains et matchs pro, armes préférées, tout y est, pour notre plus grand bonheur.

Splatoon 2 signe également le retour des Splatfest. Ces derniers bénéficieront eux aussi des changements de terrains. Nous n’aurons donc plus à jouer pendant 24h sur les deux mêmes maps, ouf ! Et il est également possible de jouer avec des amis, à condition de réunir quatre joueurs de la même équipe. Dommage par contre que le jeu n’offre pas la possibilité de réunir des équipes de deux…


Quelques nouveautés…

Salmon Run

La coopération n’aura jamais été aussi primordiale dans Splatoon…

Passons maintenant au mode 100% inédit du jeu : le Salmon Run. En bref, nous rejoignons 3 autres joueurs pour combattre des hordes de monstres. Le but est simple : récupérer un maximum d’oeufs de poissons et surtout d’oeufs dorés. Vous l’aurez compris, nous faisons face ici à un mode se basant à 100% sur la coopération. Bien plus que dans les matchs plus classiques car plus vite un ennemi sera vaincu, et moins il deviendra une gêne face à l’arrivée toujours plus nombreuse d’ennemis de différentes tailles. Car si les boss ont une façon bien précise d’être affrontés, se retrouver seul face à l’un d’eux, tout en devant s’occuper des sous-fifres, pendant que vos alliés sont dispersés à travers l’une des deux maps disponible peut devenir un vrai casse-tête. Le travail d’équipe est donc primordial. Malheureusement, les parties tournent vite en rond tant le concept est rébarbatif. En revanche, il est possible d’y jouer avec des amis et d’utiliser le chat vocal ce qui promet des parties un peu plus sympathiques.


Dock Haddock

Des maps de Splatoon 1 font leur retour comme Dock Haddock.

Au niveau des autres fonctionnalités, citons la possibilité de pouvoir trier nos armes et équipements et de gérer de manière un peu plus précise les bonus secondaires de ces derniers. Il est possible de collectionner des fragments de bonus afin de pouvoir, une fois 10 fragments réunis, choisir de poser un bonus sur l’équipement de notre choix. Cela reste long et fastidieux mais le hasard n’est plus possible.

Switch oblige, il est évidemment possible de jouer en local avec des amis. Tout devient ainsi possible : guerre de territoire, match pro ou Salmon Run (terrains ou modes); de quoi se lancer dans des parties endiablées (à condition de ne pas trop éloigner les consoles, sous peine de déconnexions intempestives).


Que penser de ce Splatoon 2 ? Concrètement, le but était de proposer un jeu Splatoon sur Switch le plus vite possible (le contexte post-Wii U y joue). Cela se ressent dans le manque de grosses nouveautés concrètes. Le joueur occasionnel ayant touché au jeu sur Wii U verra ici un simple Splatoon 1,5. Mais le joueur plus aguerri sera ravi de voir que Nintendo a vraisemblablement écouté les fans afin de corriger et d’améliorer ce qui n’allait pas. Si le contenu de base est faible, nous savons que nous aurons, comme précédemment, moult mise à jour et autres correctifs visant à rendre le jeu toujours plus riche, équilibré, et surtout compétitif.Notation de Splatoon 2

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