Pokémon Ultra Soleil

J’ai vraiment eu du mal à accrocher à Soleil et Lune. Il faut dire que finir le jeu en deux mois et donc jouer très irrégulièrement n’a pas aidé. Et pourtant, au fur et à mesure des révélations sur Ultra-Soleil et Ultra-Lune, j’ai eu envie de laisser une seconde chance à la région d’Alola.

! Ayant terminé le scénario principal, cet article contiendra des spoils. Attention donc si vous n’avez pas terminé le jeu. Si vous voulez un avis plus neutre, mon test est à votre disposition. Merci de votre compréhension. !

Choix du starter

C’est pas aujourd’hui que je vous reseterais…

Il n’y a pas à dire, avec les différents trailers que Game Freak nous a pondu, j’avais la hype pour Pokémon USUL. Cette fois-ci, j’étais bien déterminé à jouer à fond histoire de profiter de cette nouvelle expérience à Alola. Mon aventure commence donc et première déception : le choix du starter reste encore assez long. Pas sûr que je tenterai d’en shasser pour le coup. Comme d’habitude avec les jeux complémentaires, le plus gros de l’aventure est identique aux jeux originaux. Mais cela n’empêche pas de remarquer ici et là quelques petites différences bien sympathiques. Le fait que certaines épreuves aient changé, qu’Oléa possède enfin la sienne ou le fait d’affronter Tili au lieu d’Euphorbe après le Conseil des 4.


Ultra-Necrozma

« Coucou, je vais défoncer ton équipe parce que j’aime ça ».

Mais l’un des plus gros changements qui m’aurait certainement le plus marqué c’est la hausse de la difficulté. Avec Soleil et Lune, certains combats étaient quelque peu épineux. Mais avec USUL, j’ai retrouvé le besoin de sauvegarder avant les combats les plus importants. Car ces jeux sont durs : fini l’époque de XY/ROSA où l’on pouvait limite battre les champions d’arènes en étant peu ou mal préparé ! Si votre équipe n’est pas un minimum équilibrée, très vite vous enchainerez les reset à force de perdre.
Et cela ne va pas en s’arrangeant : plus je progressais dans le jeu et plus je m’apercevais que les Pokémon Dominant travaillaient réellement de concert avec les Pokémon appelés à l’aide. Que ce soit au niveau des objets ou des attaques utilisées. Par exemple, l’Ekaiser de l’Epreuve Dragon tient une Baie Selro qui divise par deux la puissance des capacités de type Fée, sa quadruple faiblesse. Mais il connaît également la capacité Direct Toxik pour en finir avec les Pokémon Fée.
Et comme si cela ne suffisait pas, Ekaiser peut appeler à l’aide Cizayox qui peut utiliser Pisto-Poing, une capacité prioritaire de type Acier, la seconde faiblesse du type Fée. Pour réussir cette épreuve, j’ai dû presque autant entrainer mon équipe que je l’avais pour Soleil et Luneavant d’aller à la Ligue. Tout est dit. Autre combat bien retors : celui de Ultra-Necrozma aka, l’un des Pokémon légendaire les plus puissant du jeu. Jamais je n’ai autant ressenti le besoin d’utiliser les capacités Z. Ou mieux, l’utilisation du Multi Exp. Car si dans X et Y, cela enlevait tout enjeu à notre aventure, il devient un précieux allié dans USUL. Tout ça pour dire que je suis ravi de la présence de cette difficulté que je n’ai pas vu venir.


Mewtwo & Giovanni

« T’as battu Ultra-Necrozma ? Je suis bien pire… lol ».

J’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue autour de la Team Rainbow Rocket. Concrètement ça reste basique : « les méchants sont là, battons-les pour les empêcher de nuire ». Mais au moins, ça empêche la perte de rythme que j’ai ressentie durant l’Episode Delta de ROSA. On enchaine les combats contre les sbires en résolvant quelques énigmes rappelant quelques souvenirs du Repaire Rocket de Céladopole et d’Acajou avant d’affronter un des boss des précédentes générations jusqu’à arriver à Giovanni. Hormis quelques Pokémon Sol, ce dernier possède Mewtwo qui peut méga-évoluer. Le boss final de USUL est tout simplement le Pokémon le plus puissant de l’univers Pokémon. Vous me direz, c’était aussi le cas à l’époque de la 1G. Sauf que Mewtwo était moins bien dangereux et difficile à combattre. Pour revenir à Mega-Mewtwo, ce dernier étant au niveau 70, jamais un jeu Pokémon ne m’aura autant demandé de m’entrainer avant un combat. Et surtout, il me semble que jamais le scénario d’un jeu Pokémon n’a mis en scène autant d’aussi bons dresseurs : devoir monter son équipe au niveau 60-65 grand minimum, est obligatoire.

Surf Dementa

Ce mini-jeu transpire le fun et… oh un Wailord !

Au niveau des nouveautés proposées, j’ai beaucoup aimé le Surf Dementa. Ça reste un mini-jeu qu’on aura probablement oublié d’ici quelques mois, mais il a le mérite de n’être absolument pas  prise de tête et permet de se détendre quelque peu. Par contre, je n’ai absolument pas accroché au Club Photo. J’imagine qu’il a le mérite d’exister mais je trouve ça aussi anecdotique que le Poké Scope : c’est sympa la première fois mais ça s’arrête là.

 Quant au scénario, je suis assez content du traitement fait à Necrozma. On comprend enfin ce qu’il est vraiment. Et pour le coup, cette intrigue est une bonne alternative à celle de Soleil et Lune : là où Elsa-Mina était la méchante principale du jeu, c’est Necrozma qui prend ici le rôle d’antagoniste. Et de ce fait, les relations familiales entre Lilie, Gladio et leur mère sont beaucoup moins poussées puisque cette dernière sert surtout à introduire l’Ultra-Chimère.


Zygarde - Grotte Coda

« Coucou, je sais pas ce que je fais là ! »

Dit comme ça, j’ai l’air d’avoir adoré USUL. Il y a pourtant trois points qui m’ont déplu. Il n’y a toujours pas de Pokédex National. Probablement parce que il n’y a aucune interaction directe avec les précédents jeux Pokémon (sans passer par la Banque Pokémon j’entends) et que 400 créatures est largement suffisamment comme challenge. Mais du coup, tous les légendaires disponibles via les Ultra-Brèches n’ont aucune raison d’être au niveau de la collection. Alors que c’est censé être l’un des letmotiv de la série.
Ensuite, je ne comprend pas ce que fait Game Freak avec Zygarde. Il n’a pas eu droit à son jeu complémentaire (RIP Pokémon Z), apparaît dans Soleil et Lune et a même une quête qui lui est propre (ramasser ses cellules) mais est shiny lock. Dans USUL, Zygarde est toujours présent dans la Grotte Coda mais ne peut toujours pas être chromatique. Rajoutons à ça le fait que contrairement à Xerneas et Yveltal, il n’a jamais eu le droit à sa distribution sous sa forme shiny. C’est donc un gros regret pour moi, shasseur dans l’âme.

Ultra-dimension

« Bienvenue dans l’Ultra-Dimension, nous espérons que vous avez fait bon voyage ! »

Et enfin, j’ai horreur du mini-jeu des Ultra-Brèches. Le gameplay est imprécis au possible et j’ai un mal fou à me repérer dans l’espace. Toujours est-il qu’il faut obligatoirement passer par là pour espérer tomber sur des légendaires. Le soucis est que cela est très aléatoire. Personnellement, seuls XerneasYveltal et les Ultra-Chimères m’intéressent puisque ce sont les uniques Pokémon à pouvoir être chromatiques pour la première fois. Seulement, pour les légendaires de la 6G, ce ne sont pas les seuls légendaires à être présents dans leur Ultra-Dimension. Ce qui rend leur découverte longue et fastidieuse, avant même de pouvoir commencer les reset.
Bref, si le principe de partir à la conquête des Ultra-Dimensions est plutôt intéressante sur le papier, dans la pratique, c’est un moment plutôt pénible pour moi.


Pour conclure, je suis assez satisfait des jeux que nous proposent Game Freak. Ils tiennent leurs promesses et sont extrêmement complets. Pas sûr néanmoins qu’ils soient indispensables si l’on possède déjà Soleil et Lune, et d’autant plus si l’on a souscris un abonnement à la Banque Pokémon et que nous possédons Rubis Oméga ou Saphir Alpha.
Personnellement, j’ai enfin réussi à accrocher à la 7G grâce à un challenge omni-présent. J’ai désormais encore de longues heures de jeu qui m’attendent avant la sortie du futur jeu Pokémon sur Switch.

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